L'estuaire de la Seine a déjà assez souffert !
Hélène Flautre et François Dufour, candidats d'Europe Ecologie de la région Nord-Ouest, sont venus rencontrer dimanche 24 mai les associations et les habitants qui se mobilisent pour préserver l’estuaire de la Seine.
À cette occasion, ils ont pu rappeler que le projet Port 2000 au Havre avait été financé par l’Europe à hauteur de 25 % et que cela était conditionné à la mise en place de mesures compensatoires environnementales : fermeture de la route de l’estuaire dans les deux sens, fonctionnalité du reposoir de la dune, création d’une zone de non-chasse... De tous ces engagements, aucun n’a été tenu par les promoteurs de Port 2000.

À cela, s'ajoutent des projets industriels qui continuent de menacer la richesse de la biodiversité et aggravent la fragilité de l’estuaire de la Seine possédant déjà le triste record d’être le plus pollué d’Europe.
Que se soit l’extension du grand canal (dont le tracé envisagé pour le moment comporte des risques importants pour la réserve naturelle), la construction de deux centrales à charbon, l’usine d’agro-carburants, la déchetterie industrielle... autant d’exemples d’une stratégie économique et industrielle tournée vers le passé loin des objectifs environnementaux affichés par l’Europe. Gourmands en subventions publiques, peu créateurs d’emplois et très polluants, ces projets ne peuvent être l’avenir ni du territoire havrais ni de la Haute-Normandie.
Hélène Flautre et François Dufour ont également rencontré François Auber, Maire de Saint-Jouin-Bruneval, où les habitants et associations se sont mobilisés contre le projet de terminal méthanier à Antifer.
La commune s’inquiète surtout du sort qui sera réservé à la ZPS (Zone de protection spéciale) dont les limites ont été actées en juin dernier par les communes du littoral seinomarin pour établir la zone Natura 2000. Or, le Ministère de l’Ecologie a écarté cette enclave de la zone Natura 2000. "Les raisons de ce retrait sont claires, on veut servir les intérêts de Gaz de Normandie au mépris des intérêts écologiques" indique François Auber. Les élus de Saint-Jouin-Bruneval ont donc choisi de saisir le niveau européen et Hélène Flautre a interpellé la Commission Européenne : "La mise en œuvre de Natura 2000 constitue une part importante de la stratégie de maintien et de restauration de la biodiversité et ne saurait varier au gré des projets industriels".
A ce projet qui ne répond pas aux objectifs européens en matière de réduction d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre, les habitants préfèrent le développement de l'activité touristique de Saint-Jouin Bruneval, respectueux de l'environnement et de leur cadre de vie.

À voir également : le 9e road-movie sur le terminal méthanier.














