Et contre Monsanto, “can you” aussi Mr Obama ?
Un grand quotidien du soir titrait hier sur « Obama, l’écologiste ».
La présentation par le futur Président des Etats-Unis, Barack Obama, de son équipe environnementale a réjoui, à juste titre, les défenseurs de la lutte contre le réchauffement climatique notamment par le choix du Prix Nobel de Physique, Steven Chu, comme futur Secrétaire à l’énergie et de John Holdren, pour la science et la technologie.
Cette annonce a toutefois occulté une autre désignation qui ébranle pour partie l’optimisme de toutes celles et tous ceux qui estiment que le combat écologique ne se réduit pas à la seule limitation des gaz à effets de serre.
Barack Obama a récemment précisé que son secrétaire à l’agriculture sera Tom Vilsack, ex-gouverneur de l’Iowa, ardent défenseur des biotechnologies et de Monsanto, dont il utiliserait les jets privés pour voyager, si l’on en croit le site de « l’Organic Consumers Association».
Naturellement en sa qualité de défenseur de l’agriculture intensive et de « l’hyper technologie », Tom Vilsack est également un fervent supporter des agro-carburants,
Cette nomination apparait d’autant plus inquiétante qu’elle s’ajoute à la présence de Michael Taylor, ancien avocat, puis VP de Monsanto, dans l’équipe dite de « transition » de Barack Obama. Cet ancien avocat a fait l’objet de nombreuses enquêtes notamment pour sa participation à l’élaboration de la très surprenante réglementation de la Food and Drug Administration en matière d’OGM.
Mon propos n’est nullement de contester la réelle avancée que constitue pour la planète la défaite des amis du Président Bush lors des dernières élections présidentielles aux Etats-Unis, mais simplement de rappeler qu’un train peut parfois en cacher un autre et que la nécessaire lutte contre le réchauffement climatique ne doit pas faire perdre de vue, aux USA, comme en Europe, la nécessité de mettre en œuvre une politique en rupture avec le productivisme de l’agriculture intensive en privilégiant partout où cela est possible les productions vivrières de qualité et biologiques.
La vigilance s’impose donc sur un sujet aussi grave que celui du respect du principe de précaution, que la nouvelle administration Obama, à l’instar de la précédente, risque de ne pas vouloir appliquer et le Green Deal qu’Europe Ecologie portera aux prochaines élections européennes n’en apparait que plus nécessaire.
















Merci de cet éclairage intéressant. Une vigilance à garder. Sera-t-il possible de mettre la souveraineté agricole des pays (de tous les pays) dans une loi ou un code international ? Seul ce genre de régulation peut arrêter un industriel disposant d'autant de moyens et d'intelligence. Voilà bien une chose que devrait faire l'Europe.
adespé : oui ceci me parait être une bonne chose, j'ai le vertige devant l'ampleur des tâches, mais à nous, simple citoyen, de commencer par nous faire entendre et ce site me parait être une bonne initiative ! ALORS A NOS CLAVIERS CITOYEN !