Les armes sont inutiles, nous devons trouver le courage de parvenir à la paix
Une interview parue dans le journal italien Il Messagero le 6 janvier 2009 sur la situation à Gaza en Palestine :
Monsieur Cohn-Bendit pensez-vous qu'une solution au conflit israélo-palestinien est encore possible à la lumière des faits actuels ? ...
Une solution existe aujourd'hui comme elle a toujours existé dans les années et les décennies passées. Cette solution ne réside que dans l'établissement de deux Etats, un Etat israélien et un Etat palestinien. Le problème est comment parvenir à cela, comment faire coexister deux états souverains et démocratiques qui se respectent réciproquement. Cet objectif ne peut être atteint que si Israël et la Palestine renoncent à une partie de leur grand rêve.
Cela signifierait renoncer à une grande partie de leurs territoires ?
Exactement. Renoncer à une partie de leur rêve, c'est renoncer à une partie de leur territoire. Nous ne pouvons pas nous obstiner à réduire la définition du sionisme à des lignes de démarcation qui résultent de 1947 ou de1963. C'est trop peu. Les Palestiniens doivent également comprendre que leur idée de nation ne peut pas se définir avec les seules lignes de démarcation, les territoires.
Le problème c'est que ces lignes de démarcation sont aujourd'hui violées par des missiles qui, depuis la bande de Gaza, touchent des villes israéliennes. Est-ce que la réaction d'Israël est légitime face à ces attaques ?
La question que nous devons nous poser, ce n'est pas tant la légitimité de la réaction israélienne. Je suis le dernier homme politique qui remettrait en question la légitimité de l'Etat d'Israël. Posons-nous plutôt la question du sens, de l'objectif des attaques israéliennes dans la bande de Gaza. Chaque guerre doit avoir un objectif, celui d'Israël est de garantir la sécurité de ses propres citoyens et de mettre fin aux tirs de roquettes. Avec cette guerre combinée avec d'autres éléments analogues dans le passé, la sécurité du peuple israélien n'augmente pas. Au contraire. Par conséquent, cette guerre est complètement inutile, c'est une folie.
Et quelles alternatives proposez-vous ?
Ce qu'est en train de faire Israël dans les territoires occupées et en particulier à Gaza aujourd'hui correspond à du colonialisme, de l'occupation. Comme le fit en son temps la France en Algérie. Israël est un pays démocratique qui ne peut pas dicter les lignes palestiniennes.
Faudrait-il alors dialoguer avec le Hamas ?
Le Hamas a été élu démocratiquement. Les élections -et tous le confirment- se sont déroulées de façon régulière et démocratique. Que cela plaise ou non, nous devons également dialoguer avec le Hamas. Il faut envisager un retrait complet de la bande de Gaza et l'intervention, durant une période de transition, d'une force de paix à laquelle doit également participer la ligue arabe et pas seulement l'OTAN et l'Occident.
Mais actuellement qui pourrait jouer un rôle de médiation ?
L'UE est certainement affaiblie par la Présidence tchèque et oublions carrément le rôle que pourrait jouer Vaclav Klaus. Tous les autres grands leaders européens peuvent le faire. Bienvenue également l'initiative de Sarkozy même si sa principale motivation est de répéter le succès obtenu dans la crise géorgienne. J'ignore encore si les Etats Unis de Barak Obama et d'Hillary Clinton trouveront le courage d'abandonner la stratégie d'accuser toujours et uniquement le Hamas, les Palestiniens radicaux. C'est une impasse et il faut également prendre en considération qu'il y a d'une part 550 morts et de l'autre côté une dizaine.
















J'aimerais avoir des réponses précises aux questions suivantes, qu'un député européen, tête de liste d'Europeécologie ne peut éluder: - quelle position as-tu sur le retour des réfugiés palestiniens? - quelle réponse à la question de FRançoise Mergault sur la nécessité d'un territoire palestinien continu, et non d'un archipel comme le présente aujourd'hui la Cisjordanie? - t'associes-tu à la demande de plusieurs députés européens de suspendre les accords d'association de l'UE avec l'État israëlien? - enfin qu'as-tu répondu à la lettre ouverte de Jérôme Faynel, adhérent Vert du Rhône, te demandant d'annuler ton petit déjeuner du 18 mars 2009 à la Chambre de Commerce FRance-Israël? Cordialement.
toutes formes d extremismes amennent a la haine et la guerre , poltique du hamas , politique de nethaniaou seront eternellement conflictuelles l un ayant decide que c etait chez lui et l autre voulant ettendre sa colonisation mais les veritales coupables sont ceux ayant dessines les limites des frontieres de 1948 sufisament lache pour lheure pour prendre partis du plus fort ou bien detourner la teteqoique ne suportant pas la poitique de m sarkosy , je trouve qu une idee de rassemblant des pays de la mediteranee me parrait etre une ouverture possible de la paix au proche orient avec jerusalem pour capitalenfin merci d avoir pu exprimer un reve ...bien a vous ..paix shalom salam
Tous les états du monde ne pourront rien faire quant à la situation qui perdure entre Israël et Palestine, entre autochtones et "sponsorisés". Puisque tous les états du monde sont à la base de cette situation. Pas plus que les états ou autorités "compétentes", en Israël ou en Palestine, ne pourront faire la paix par eux-mêmes. c'est dans leur nature, c'est dans la nature même de l'"état" d'être en conflit permanent, ne serait-ce que pour préserver son autorité sur la société civile. Ce qui pourrait amener à la paix là-bas, comme partout ailleurs, ne peut venir que de la société civile, et presque "au détriment" des systèmes ou appareils (souvent militaires) d'état.La paix ne viendra pas de la création de deux états, c'est-à-dire de la création effective d'un état palestinien. Puisque nous nous retrouvons ici autour des européennes, il faudrait souhaiter plutôt la création, par la société civile (je pense que ce n'est qu'elle, palestinienne et israélienne, qui peut apporter une solution), d'une sorte d'états unis de Jerusalem, ou plutôt de peuples unis de Jerusalem. Qui du coup serait une création unitaire, politique, humanitaire, économique, territoriale, mais également religieuse, Jerusalem étant ville sainte pour les trois religions. Ces peuples unis du proche orient ne se fera jamais par la voie politique, car gouvernement israélien comme autorité(s) palestiniennes(s) -selon que l'on est à Gaza ou Ramallah) jouent dans la même cour d'école, l'école où l'on n'apprend que la défense de ses intérêts propres. De cette cour d'école, rien n'en ressort jamais. L.R
Merci pour cette prise de position - et celle du communiqué du groupe des Verts au Parlement européen hier : http://www.verts-europe-sinople.net/GAZA-Le-cessez-le-feu-est-insuffisant-et-arrive-trop-tard
Ne faudrait-il pas lancer un appel (pétition) des écologistes européens pour l'arrêt des combats ET la négociation avec toutes les parties concernées, comme le dit le communiqué du 7 janvier (c'est-à-dire aussi avec le Hamas, malgré son classement "organisation terroriste" par l'UE) ?
Ce serait une façon de faire connaître notre prise de position politique dans ce dossier, et de souligner l'importance du niveau européen pour agir !
Verts Paris 11e http://www.verts-paris11.org/
Je ne suis pas spécialiste de la question Israël/Palestine, mais il me semble tout bêtement que pour qu'il existe un Etat palestinien, il serait indispensable qu'il y ait une unité et une continuité de son territoire.Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, à la vue des cartes récentes. Est-ce utopiste que de penser qu'un réel processus de reconnaissance mutuelle et donc de paix pourrait commencer par une réflexion intelligente sur une répartition équitable du territoire isrélo-palestinien?
C'est une drôle de blague, "le rôle que pourrait jouer Vaclav Klaus" ... Est-ce que quelqu'un va donner la réponse méritée à son article dans la FT d'aujourd'hui?