Qu'elle était verte ma croissance...

Portrait de Jean-Paul Besset

Aurait-on trouvé la martingale ? Les pays de l'Union européenne annoncent une brassée de "plans de relance" pour endiguer la crise. Pour dispersés qu'ils apparaissent face à la récession économique qui, elle, est globale, ils n'en présentent pas moins un exorcisme commun : la croissance verte... 

L'expression fait flores au sein des think tanks, cercles d'économistes, cabinets ministériels et stratéges entrepreneurials. En éclaireur de Nicolas Sarkozy qui devrait s'en expliquer jeudi 4 décembre, Jean-Louis Borloo annonce la couleur : "La croissance verte sera au coeur du redémarrage de l'économie". La régulation écologique appliquée à l'économie ? Le PIB retrouvant de la verdeur en intégrant l'impératif écologique ? Qu'il nous soit permis une certaine circonspection. 

Car de quoi parle-t-on au juste ? S'il s'agit d'encourager la "croissance" des produits verts, décarbonés, réutilisables, celle des process industriels économes, des énergies renouvelables, des systèmes de tri et de recyclage, des travaux d'isolation thermique, ou encore celle des réseaux ferrés, des transports collectifs, de l'alimentation de qualité, de l'innovation technologique rapportée aux besoins humains et aux ressources disponibles - un Grenelle puissance 10 en quelque sorte -, parfait ! Quitte à faire grincer quelques dents, je dirai même tant mieux si cette orientation entraîne une "croissance" de valeur (et une hausse de l'emploi) dans les entreprises qui auront su s'en saisir. L'écologie n'a pas pour vocation de ruiner l'économie en tant qu'outil d'administration des richesses entre les hommes. Elle cherche à amener celle-ci à renoncer à son hégémonie et à mettre ses mécanismes au service de l'intérêt général.
 

Politiques de décroissances
 

Donc, que des secteurs d'activité se reconvertissent vers le produire, aménager ou transporter autrement, c'est un pas dans la bonne direction. Mais la régulation écologique ne s'arrête pas là où ça fait du bien, assignée à un rôle de bonne fée qui apporterait seulement du "plus", comme une sorte de keynésianisme vert. Il ne suffira pas de construire des champs d'éoliennes ou d'agrandir les surfaces consacrées à l'agriculture bio. Si on veut l'appliquer dans sa cohérence, l'impératif écologique devra planifier la disparition progressive du fatras productiviste à destination consumériste et marchande qui hypothèque l'avenir. Là, c'est la mega machine qui est en cause. Sur les secteurs clés de l'organisation économique, le choix écologique implique en effet des politiques de décroissance massive : décroissance de l'empreinte écologique des activités, décroissance des flux de matière et d'énergie. Des politiques qui devront, en conséquence, s'accompagner d'orientations sociales nouvelles pour parvenir à l'équité dans le cadre de la nouvelle donne planétaire. Il ne s'agit plus de répartir l'abondance mais de partager la rareté.  

De la consommation d'énergie au flux tendu des transports, de l'étalement urbain à l'envahissement chimique, de la production de biens superfétatoires à la standardisation agricole, de la pression sur les ressources naturelles à l'artificialisation du territoire, de la surexploitation des mers à l'épuisement des sols, il faut réduire les impacts si l'on veut se porter mieux ! Ce qui implique le bouleversement du rapport de la société à la nature à travers toutes les manifestations existencielles, consommation, logement, travail, fiscalité, dépacements, aménagement du territoire, loisirs... 
 

Mariage économie-écologie
 

Or, sur cela, les plans de relance à base de croissance verte ne s'engagent pas. C'est qu'ils devraient affronter alors la difficile question de mise en oeuvre d'une action multiforme - et désirable - pour peser sur la demande, dans le souci de la justice sociale, à rebours des traditionnelles politiques d'optimisation de l'offre. Ils devraient se saisir de la crise non plus comme une opportunité pour "marier" l'économie et l'écologie mais, au contraire, pour établir l'hégémonie de la seconde sur la première.  

L'évocation torrentielle d'une croissance verte réservée aux secteurs de profitabilité économique immédiate présente un double avantage : prétendre qu'on a trouvé le moyen de modifier la trajectoire de la machine sans rien changer de l'objectif. Autrement dit, le beurre et l'argent du beurre ou comment donner l'illusion du changement tout en assurant la continuité du business. Car, ce qui compte dans l'expression "croissance verte", ce n'est pas tellement l'adjectif que le mot clé. Quelque maquillage avenant on applique à celui-ci - certains évoquent une "croissance durable ou une "autre croissance" -, il s'agit toujours et encore de "relancer l'activité", de la "doper" (en refondant au passage le capitalisme). Faire du volume, ajouter de la graisse à la masse, maintenir la tension sur l'arc du toujours plus. Bref "relancer" la croyance. Oui, il s'agit de sacrifier encore et toujours au même culte du veau d'or. Celui aux pieds duquel les représentations politiques traditionnelles, à droite comme à gauche, restent asservies. Croissance de gauche ou croissance de droite, les déclinaisons sont différentes dans leurs applications mais la matrice reste la même.
 
Ce qu'on nous prépare, c'est de prolonger la logique de l'oxymore, celle que le "développement durable" assène depuis des lustres avec le succès que l'on sait. Sauf que cette fois, vu la conjonction inédite des crises, il y a toutes les raisons de penser que la fenêtre de tir est close. La limite est atteinte.

 

Portrait de alexandre jurado
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Consultant en Ingénierie touristique

Alexandre JURADO

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Qu’est-ce que la décroissance de notre empreinte écologique ? C’est vouloir refonder l’utilité sociale, donner un sens nouveau à l’activité économique en la plaçant au cœur du développement humain

 

« L’économisme » moderne est la forme de totalitarisme la plus puissante de l’histoire de l’humanité. Il a fallu des siècles d’imposture pour l’imposer. Et nous savons que la réponse est culturelle, pacifique et sur le long terme. Or, si nos sociétés mesurent mieux l’impact de l’activité économique sur l’équilibre des écosystèmes, elles peuvent entendre et comprendre désormais que la décroissance de l'empreinte écologique est la seule issue pour une nouvelle donne économique, une nouvelle manière de vivre plus et mieux. Cessons de  tergiverser ; il faut oser nos critères de développement, aux antipodes du productivisme, pour expliquer ce que signifie la diminution de notre empreinte écologique.

 

Ø      Produire ce que l’on consomme, parce que le principe de subsidiarité doit s’appliquer aussi à l’économie : relocaliser la production, favoriser les circuits courts, la diversité locale…Et ne rein céder sur la qualité.

Ø      Avoir une vision claire du « pourquoi et du comment » on produit pour consommer mieux et autrement. Pour opposer aux profits du capital une sorte de priorité sociale et environnementale capable de pondérer l’utilité réelle de toute production.

Ø      Donner la priorité à l’économie sociale parce que l’activité humaine ne se réduit pas au cycle économique « production-consommation », elle est avant tout un facteur de développement des personnes ; et solidaire, parce qu’elle prend en compte l’impact qu’elle produit sur toutes les composantes du champ social contrairement au capitalisme triomphant.

Ø      Revoir notre rapport aux « temps sociaux ». La modernité à donné une place centrale au salariat qui est un temps contraint ; pour y parvenir elle a mis hors jeu une part majoritaire de la population : jeunes, seniors, chômeurs, Rmistes, précaires… Nous devons promouvoir une civilisation du temps libéré, où chaque « période » de la vie doit avoir une utilité sociale reconnue et valorisée. En ce sens le « travailler plus pour gagner plus » est une régression insoutenable : la science qui a permis l’allongement de la durée de la vie n’a été conçue que pour allonger notre « temps contraint » ? C’est tout le contraire du « progrès » ça !

 

Méfions-nous d’un néo-capitalisme vert qui se nourrit de nos agendas 21 et de nos concepts novateurs pour asseoir sa « durabilité ». Dénonçons les récupérations et les déformations de nos idées d’avant-garde, vidées de leur sens et de leur portée pour les empêcher d’atteindre leur objectif : une remise en cause radicale de nos modes de production et de consommation.

Alexandre JURDAO

Portrait de LCParis11
75011 Paris
Inscrit(e) depuis le 23/10/08

Développer les réseaux ferrés comme vous dites - mais aussi, parfois, tout simplement les sauver, les reconvertir, augmenter les trafics, subventionner les trajets sur critères sociaux, etc. - voilà une idée sociale et écologique qui doit être mise en avant car elle parlerait beaucoup à l'opinion, me semble-t-il. Merci d'y penser !

Verts Paris 11e

Portrait de Laurent Roustan
12340 Rodelle
Inscrit(e) depuis le 29/10/08

Il faut changer la donne, bien sûr... sauf qu'elle ne changera pas. La crise financière aurait pu être l'opportunité formidable d'une mise en place d'une société nouvelle, verte et vertueuse, mais les lobbys et les califes de l'économie de marché ne l'entendent pas de cette oreille. Les plans de relance tout azimut sont faits pour injecter des dizaines et des dizaines de milliards virtuels là où le bât a blessé. Non seulement le Grenelle de l'environnement, réponse a minima à un cataclysme environnemental quasi inéluctable, va rejoindre le tiroir secret des pensées humanistes (on préfère relancer la vente chez les concessionnaires automobiles, par exemple, sans un oeil pour les pots d'échappement), mais on poursuit plutôt l'effort sur l'endettement des familles (vues uniquement sous forme de "consommateurs", un mot dégradant selon pierre rabhi) pour rembourser l'achat du frigidaire ou d'un logement social sans baignoire (des douches pour les pauvres, c'est bon pour la planète). C'est mettre, en plus de la menace climatique, une hypothèque socio-économique lourde sur l'avenir. La crise actuelle risque de perdurer et de faire des dégâts. Mais la suivante, sa petite soeur qui naîtra à l'heure de la première échéance de l'hypothèque, pourrait s'avérer plus que désastreuse...

L.R

Portrait de Anonyme
Anonyme

Le Partit Occitan propose une réponse occitane à la crise :
http://partitoccitan.free.fr/anticipar.htm

[...]

en complément des mesures prises au niveau international et européen nécessaires mais qui, pour être efficaces, devront déboucher sur une économie plus écologique et plus durable,
Le Partit Occitan propose une réponse occitane à la crise.

- Les régions occitanes, dépassant les compétences limitées qui sont les leurs, doivent, vu l'urgence, coordonner leurs politiques dans un Conseil de Développement Occitan.
- La première tâche de ce Conseil sera la mise en place d'un Fonds d'Investissement Occitan destiné à soutenir l'économie de nos régions, principalement les petites entreprises.
- Le Conseil de Développement Occitan devra également veiller au maintien et au développement des services publics locaux particulièrement menacés en Occitanie.
- Un Plan de Développement de la Formation Professionnelle dans les métiers de l'artisanat sera lancé, en particulier pour les métiers liés aux énergies renouvelables et aux économies d'énergie.
- Une campagne «Consommer local – consommer occitan» devra compléter ce dispositif pour amorcer une relance économique venant de la base et bénéficiant à tous.

La réponse à la “crise du système” ne peut être univoque. Pour nous, toute réponse locale-régionale devra privilégier les initiatives s’appuyant sur l’économie sociale et solidaire qui, ici et là, manifestent une capacité de résistance et de réponse à la crise.

Portrait de Anonyme
Anonyme

Tout à fait d'accord avec cette analyse et aujourd'hui le krach libéral provoqué par la crise financière devrait donner le " la" d'une nouvelle pensée économique.
En attendant, pour ne pas effrayer et pour ne pas désespérer les gens, et avant d'être capable de mettre en place et de défendre un nouveau modèle de développement, il n'est pas mauvais de surfer sur les termes "croissance verte" et"décroissance de la consommation irresponsable et polluante "

Portrait de Anonyme
Anonyme

En écho à Jean Paul :
de quoi je parle quand j'utilise le mot décroissance :

La décroissance matérielle afin de réduire l’empreinte écologique ?...
inéluctable ! ...
Mais, si on anticipe, ce n’est pas une catastrophe ! ..
… Au contraire !….

Par Joël Chenais,
Ancien responsable Commission Nationale Environnement des Verts français

Les mythes les plus illusoires, donc les plus dangereux, ont la vie dure. Nicolas Sarkosy promettait qu’avec lui « tout est possible », sauf le partage du travail !. La droite comme la gauche, se cramponnent toujours à l’illusion de la croissance. En juin dernier, le premier ministre se félicitait de sa victoire culturelle qui aurait décrédibilisé l’idée imbécile du partage du travail héritée de 68, chacun aurait pris conscience qu’il faut travailler plus pour créer de la croissance, des richesses.

Décroissance ?. S’il s’agit du PIB, ce débat, pour nous écologiste, est annexe, surréaliste. Ce paramètre est trop « grossier », intégrant dépenses négatives (militaires, réparation de l’environnement, …) comme positives (éducation, recherche, justice, …). Son évolution étant dépendante de trop de paramètres imprévisibles, prévoir relève de la lecture du marc de café. Par contre, ce qui est prévisible c’est l’évolution inexorable des contraintes environnementales vu l’état de la bio-géo-chimiosphère.

L’indice « planète vivante » chute de 37 % en 30 ans, l’empreinte écologique globale humaine passe de 80 % des capacités de la planète en 1960 à plus de 150 % aujourd’hui, avec des perspectives dépassant 200 %. Face à ce constat on ne peut plus oser se lamenter devant des signes de fléchissement de la consommation, de la production, et autres indices de croissance matérielle. Exiger, entre autres, que chacun travaille toujours plus, en aggravant la précarité, n’empêchera pas l’inéluctable.

L’empreinte écologique « moyenne » (5 équivalents planète pour les US, 3 pour l’Européen) des pays développés est matériellement impossible à étendre au reste du globe, croire que son niveau actuel va pouvoir persister ici, au Nord, est suicidaire.

Les prix des matières premières flambent, la Chine et d’autres copiant notre mode de développement, l’aggravation des ravages environnementaux suit le mouvement. La déplétion du pétrole s’annonce, et le 4x4 « fleurit », les yachts à moteurs prolifèrent !. Cette 3ème crise pétrolière devrait être la sonnette d’alarme, d’autant plus qu’elle est maîtrisable.

Plus gravement, la vie sur la planète est en danger, les écosystèmes naturels disparaissent, la diversité biologique s’écroule, le climat change à grande vitesse, la désertification gagne, la biosphère dans son ensemble est empoisonnée ; et les ressources naturelles s’épuisent …

Et si certains effets sont aujourd’hui irréversibles, cessons de les aggraver et anticipons les conséquences. Peut importe celle qui est la plus « visible », chaque crise exige de faire décroître nos prédations et déjections collectives ET individuelles sur et dans la bio-géo-chimio-sphère.

Non, tout n’est pas possible, croissance ou décroissance matérielle, ce n’est pas négociable entre humains. L’évolution des contraintes bio-géo-chimico-physiques de la planète vont imposer la seconde. La seule négociation possible entre humains est d’anticiper ou non.

Le « Nord » peut nier, vouloir retarder l’échéance, inexorablement le rationnement de fait, imposer au « Sud » depuis le 19ième siècle, (c a d bien avant la domination ultra libérale) souvent militairement, va s’étendre au « Nord ». Décroissance matérielle inéluctable donc.

Et c’est au nom des droits des « exclus » de cette planète, en particulier du « Sud », que nous devons annoncer clairement la couleur au « Nord ».

Mais, c’est essentiel, car alors rien n’est perdus, anticiper ouvre des perspectives : repenser les finalités de nos sociétés, permettre un développement matériel transitoire pour le Sud, afin d’atteindre la moyenne supportable par la planète ; mettre en place une régulation sélective et équitable, en préservant les plus vulnérables, au « Nord » comme au Sud.
Refuser c’est accepter que, au mieux, les plus forts, (pas tous imbéciles ni suicidaires), imposent leurs propres critères de rationnement, où / et que, la situation devenant ingérable, les pénuries trop grandes, règnent le chaos et la guerre généralisée.

Consommer, produire « moins » et pas simplement « mieux », car l’écologisation des productions, de la consommation, leurs relocalisations, ne feront pas disparaître les limites intrinsèques de la bio-géo-chimio-sphère. Cela permettra juste de re-dégager des marges, pour un meilleur partage entre le bourgeois du 16eme ard et l’émigré de St Denis, l’américain moyen et le Bengali, l’africain du Niger, l’indien de Bolivie, le Kazak de Karaganda.

Donc bouleversement des habitudes de consommation, arrêt des activités gaspilleuses, polluantes, dangereuses pour la santé, destructrices de la biosphère. Mais, en contrepartie, création d’activités réellement utiles, dans les limites des contraintes environnementales et de protection de la nature. Contrairement à Fillon, organiser le partage du travail et non la prolifération de n’importe quelles activités au nom de l’emplois, de la croissance, en particulier celle des profits. Avec l’exigence de la sécurisation des droits sociaux et du travail.

La décroissance matérielle régulée n’est pas « misérabiliste », ni même « catastrophiste », c’est, au contraire, l’occasion de redonner un sens plus humain à nos existences.

C’est redonner au travail sa vraie place, celle d’une nécessité, que chacun doit contribuer, en fonction de ses capacités, aux activités de productions et services utiles, car nous sommes tous inter-dépendants.
Mais c’est un temps qui ne doit plus envahir toute la vie.
la décroissance du temps de production, de consommations matérielles doit permettre d’accroître celui consacré aux ami-e-s, aux solidarités, à la culture, à la connaissance, aux jeux, à la contemplation du monde naturel, au « farniente ».

C'est, par ex., repenser la ville afin que les enfants d’aujourd’hui, de demain, puissent (re)-découvrir, au coeur des villes, le bonheur du soleil déchirant la brume du petit matin sur une zone humide avec le ballet des libellules aux ailes diaphanes alors que s’élève le chant du grillon. Plaisir non mesuré par le PIB, mais essentiel.

Certes, si 80% des habitant-e-s de ce pays voient se réduire leur empreinte personnelle, les mesures, y compris contraignantes, doivent être sélectives et équitables, proportionnelles à la surconsommation et aux impacts nocifs collectifs ET individuels. Le citoyen « moyen » ne s’y résoudra par anticipation que si les plus riches, les plus gaspilleurs, seront ceux, éventuellement par la contrainte, qui réduiront le plus leurs empreintes.

Ces bouleversements inexorables exigent la mise en place de politique industrielles volontaristes de reconversion, et non de soutient aux stratégies et intérêts financiers privées; de régulation de l’innovation débridée sur critères de compatibilités avec les contraintes environnementales, la protection de la santé, le respect d’un droit du travail renforcé.

Mettre au débat public les arbitrages indispensables dans la répartition des ressources. Car pour améliorer le sort des faibles, malades, handicapés, il va bien falloir que les biens portants renoncent à diverses facilités matérielles, pour certains à l’enrichissement scandaleux (pour ne pas dire immoral).

Une fois l’orientation définie l’élaboration collective des décisions, des arbitrages du niveau local au niveau global, en particulier Européen est évidemment une condition essentielle d’acceptabilité et donc de réussite. Encore faut-il mettre fin au mythe …

Joël Chenais
Ancien responsable Commission Nationale Environnement des Verts
Disponible sur le site national des Verts dans une version plus longue.
Intro ajustée de temps à autre en fonction de l’actualité …