Le pilier santé
PRÉVENIR LES « MALADIES DU MODE DE VIE »
« l'enjeu est de sauver chaque année des milliers de vie »
NOTRE ÉTAT DE SANTÉ DÉPEND DE LA QUALITÉ DE L'AIR QUE L'ON RESPIRE, de l'eau que l'on boit, des produits que l'on mange, du confort et de la salubrité de notre logement. Il est également lié aux stress et aux nuisances sonores auxquels nous sommes exposés. Les directives européennes sur l'eau, l'air, le logement, le règlement REACH sur les produits chimiques, sont au cœur de véritables enjeux de santé.
L'HYPERTENSION, LE CANCER, LE DIABÈTE, l'obésité, l'asthme sont des maladies liées au mode de vie. Dans le Sud, on crève de faim, dans le Nord, on crève de stress et de malbouffe. L'enjeu est de sauver cha que année des milliers de vies.
L’UNION EUROPÉENNE CONSACRE 50MILLIONS D'EUROS PAR AN À DES MESURES destinées à améliorer la sécurité sanitaire et la santé. C'est dérisoire compte tenu de la progression des maladies cardiovasculaires (première cause de mortalité, à l'origine d'environ 40% des décès, soit l'équivalent de 2millions de morts chaque année) et des cancers (3,2millions nouveaux cas de cancer diag- nostiqués cha que année).
ENTRE UN QUART ET UN TIERS DES MALADIES CONTRACTÉES DANS LES PAYS INDUSTRIALISÉS et près d'un sixième des décès et des maladies touchant les enfants seraient dues à des facteurs environnementaux.
« la santé n'est pas une marchandise mais un droit fondamental »
L'enjeu est de sortir d'une approche centrée essentiellement sur le médicament pour privilégier une approche plus large: égal accès aux soins, santé environnementale, santé au travail, prévention et éducation à la santé. Nous avons besoin en Europe d'une Direction Générale de la Santé aux pouvoirs élargis et renforcés pour mettre en œuvre cette nouvelle approche et prévenir les impacts des autres politiques.
Parce que la santé n'est pas une marchandise mais un droit fondamental, l'Union européenne doit l'exclure de l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services).
Le lien santé / environnement est un enjeu décisif pour l'Europe. Nous proposons un REACH 2 qui s'appliquerait cette fois à toutes les substances chimiques produites et importées sur le territoire de l'UE. Nous exigeons également l'interdiction des substances chimiques les plus toxiques.
Dans un contexte de pénurie croissante des ressources et compte tenu des risques pour la santé de l'incinération, l'Union devra développer une politique des déchets cohérente, s'inspirant des meilleures expériences locales et nationales, pour aller vers le zéro incinération.
Nous voulons une Europe solidaire en matière de lutte contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Nous dénonçons les coupes sombres opérées par les pays riches dans les budgets alloués aux pays pauvres pour lutter contre ces maladies qui tuent 15000 personnes par jour dans le monde. Ce doit être une priorité de santé publique pour l'Union européenne, notamment pour les pays de l'Europe de l'Est fortement touchés par le VIH.
Proposition 1
UN PLAN DE LUTTE CONTRE LES «MALADIES DU MODE DE VIE»
NOUS UTILISERONS LA RÉVISION DE LA POLITIQUE EUROPÉENNE DE SANTÉ PUBLIQUE et le prochain plan d'action environnement-santé pour obtenir un véritable plan de lutte contre les maladies cardiovasculaires, les cancers et autres épidémies modernes qui devra notamment comprendre:
-Le lancement d'un programme intégré de recherche et d'action en santé environnementale. Pour améliorer la politique de santé publique, il faut disposer d'indicateurs unifiés et pertinents. Il est urgent de mettre en place et de financer des protocoles de recherche ambitieux, une analyse intégrée des facteurs environnementaux et un système de suivi sur le thème de la santé environnementale au niveau européen.
-Des programmes de prévention. Pour être efficace, il faut intégrer la question de la santé dans les politiques agricoles et industrielles mais également mettre en place une politique active de prévention et d'éducation à la santé à l'école et au travail.
-Une politique européenne de la santé au travail.
Proposition 2
LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION SUR LES NANOTECHNOLOGIES
DE PLUS EN PLUS D'OBJETS MANUFACTURÉS incorporant des produits issus des nanotechnologies sont mis sur le marché. Mais si certaines applications des nanotechnologies peuvent être intéressantes («technologies vertes », soins médicaux), d'autres pourraient se révéler redoutables car elles soulèvent des questions majeures en termes de santé publique, d'environnement, de libertés individuelles et collectives.
LE PRINCIPE DE PRÉCAUTION DOIT S'APPLIQUER. Il est absolument urgent d'adopter une réglementation claire et d'exiger la transparence et une information complète sur les nanoparticules aujourd'hui présentes comme additifs dans certains cosmétiques ou certains aliments industriels.
UN OBSERVATOIRE EUROPÉEN DOIT ÊTRE CRÉÉ et placé auprès du Parlement: composé de personnalités qualifiées du point de vue de l'éthique, de la biologie, de la médecine, de la physique, de la chimie et de citoyens issus de la société civile organisée (ONG, associations…), il sera doté de moyens pour organiser des débats publics, surveiller les avancées technologiques et la nature des applications nouvelles qui peuvent en découler, en particulier du fait de la convergence des technologies biologiques et informatiques avec les nanotechnologies. Ses recommandations seront transmises annuellement au Parlement européen qui devra délibérer à cet égard.
Proposition 3
UNE NOUVELLE DIRECTIVE SUR LES RAYONNEMENTS ÉLECTROMAGNÉTIQUES
L'UNION EUROPÉENNE A FIXÉ UN SEUIL d'exposition aux rayonnements électromagnétiques pour les publics exposés. Il faut revoir et améliorer cette législation pour tenir compte des avancées scientifiques dans la compréhen sion des impacts de ces rayonnements et aller plus loin:
-en interdisant la vente des téléphones portables destinés aux enfants de moins de 14 ans;
-en rendant obligatoire l'information sur les risques encourus par l'usage du téléphone mobile, notamment par les enfants;
-en reconnaissant l'électro-hypersensibilité (EHS) comme une pathologie liée à la pollution électromagnétique;
-en abandonnant le Wi-fi près des zones dites sensibles, les écoles notamment, en privilégiant les accès internet réalisés en connexion filaire ou fibre optique;
-en réduisant l'exposition chronique aux champs des antennes-relais à 0,6 volt/mètre;
-en étudiant les conséquences de la généralisation des systèmes Wi-fi
« le principe de précaution doit s'appliquer »














