L’IA au volant : L’Europe est-elle en train de louper le coche ?

Avr 2, 2024 | Europe

1. Situation actuelle et menaces émergentes : la conduite autonome et l’économie européenne

Depuis quelques années, la conduite autonome se développe à une vitesse fulgurante, tout particulièrement aux États-Unis et en Chine. Tous s’accordent à dire que l’Intelligence Artificielle (IA) joue un rôle prépondérant dans cette révolution. En Europe, nous observons cette évolution avec attention. L’enjeu économique est immense. Le risque : que notre continent se fasse distancer.

Factuellement, découvrons l’ampleur du phénomène. 1,42 million de véhicules autonomes ont été vendus au niveau mondial en 2019 et on s’attend à 54,23 millions de ventes en 2030. Avec de tels chiffres, il est impératif que nous prenions la mesure de l’enjeu.

2. Les faiblesses de l’Europe face à ses adversaires internationaux

Face à l’IA et à la conduite autonome, l’Europe semble montrer certaines faiblesses. Plusieurs facteurs expliquent notre retard face aux principales nations qui se sont emparées de cette technologie. Un manque de financement pourrait être en cause, ainsi que des réglementations locales strictes qui entravent l’innovation.

En termes de brevets liés à l’IA, en 2020, la part de l’Europe ne représentait que 12% du total mondial, contre plus de 41% pour les Américains et 34% pour les Chinois. Cela montre clairement un retard à combler pour nous, Européens, face à ces nations plus agressives sur le volet de l’innovation en matière d’IA.

3. Les solutions pour assurer l’avenir de l’Europe avec l’IA et la conduite autonome

En tant que journaliste, je pense fermement que l’Europe doit apporter des réponses adéquates face à ce défi technologique et économique. Plusieurs solutions sont envisageables :

  • Augmentation des investissements dans la recherche et le développement : il convient de soutenir la recherche dans les universités et les centres de recherche privés.

  • Assouplissement de la réglementation : cela encouragerait un environnement entrepreneurial plus audacieux, permettant à l’Europe de rattraper son retard.

  • Un plus grand soutien aux startups de l’IA et de la conduite autonome : ces dernières sont les acteurs principaux de l’innovation. Elles doivent être soutenues par des politiques pro-business.

N’oublions pas le poids de l’histoire de l’automobile en Europe, avec des leaders comme Volkswagen, Renault ou BMW. Nous avons tout de même un riche patrimoine automobile, une expertise technique et un savoir-faire industriel qui peuvent faire la différence.

Pour conclure, si l’Europe a effectivement pris du retard dans le domaine de l’IA appliquée à la conduite autonome, la course est loin d’être finie. En effet, plusieurs entreprises européennes comme Volvo, BMW ou encore Mercedes-Benz investissent massivement dans la technologie de conduite autonome. Il est cependant crucial que cela soit soutenu par des politiques publiques ambitieuses.